Salut tout le monde !! J'ai enfin finit mon chapitre 10 ! Il est assez long donc ne vous découragez pas trop vite.

Il y a assez beaucoup de dialogues donc ne soyez pas trop durs sur ceci. Alors le voici le voilà mon fabuleux chapitre 10 !
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Chapitre 10 : Où est-elle?
Usopp se réveilla en maugréant après avoir reçu un coup de pied de Luffy qui ronflait. Il se frotta les yeux et bâilla sans aucune gêne. Il essaya de distinguer les meubles et les murs de la cabine sombre et froide et ses yeux s’habituèrent lentement à cette noirceur. Il pouvait maintenant voir les hamacs suspendus un peu partout dans la cabine et aussi les corps inertes de ses occupants qui roupillaient parfois en silence et parfois comme Luffy. Il n’était pas à l’aise et découvrit la raison un moment après : la cabine était remplie d’humidité. Elle n’avait jamais été vraiment humide sauf lorsqu’ils approchaient d’une île d’été où les degrés dépassaient les 30 degrés Celsius. Étaient-ils arrivés sur une nouvelle île? Mais Nami leur avait fait savoir que la prochaine île était la destination finale. Quelques minutes passèrent sans qu’Usopp bouge, bien trop occupé à essayer de réfléchir malgré qu’il vienne de se réveiller. Comprenant enfin quelque chose, il se rua sur l’échelle en bousculant au passage Sanji et Kiba qui, lui, tomba du hamac de Zoro. Usopp monta rapidement l’échelle et déboucha sur le pont. Il courut jusqu’à la figure de proue et regarda à l’horizon. Il ne vit rien pour l’instant, car ses yeux ne s’étaient pas encore habitués au soleil aveuglant de la matinée. Le sniper commença peu à peu à apercevoir quelque chose. Il se frotta les yeux mais il ne rêvait pas : ils étaient enfin arrivés à Alabasta ! Kiba le rejoint en se frottant les yeux lui aussi et lui demanda la raison de cette course si soudaine. Usopp, surexcité, pointa l’île en vue mais aucun mot ne sortait de sa bouche.
-On est arrivé à Alabasta on dirait, dit une voix derrière eux.
Usopp, qui ne l’avait pas entendu approcher, sursauta en risquant de tomber à la mer. Heureusement que Kiba n’avait pas perdu ses bons réflexes. Il l’empoigna par le nez juste à temps et le ramena à bord. Usopp se plaignit en frottant son nez meurtri. Kiba demanda au nouvel arrivant :
--Alors, Ace, ça fait longtemps que tu es réveillé ? dit-il en souriant.
-Hum… Pas vraiment non, répondit-il en bâillant. J’ai entendu un vacarme énorme depuis le pont. Impossible de dormir avec ça ! On ne peut pas revenir en arrière donc je vais en profiter pour réveiller ceux qui sont arrivés à dormir quand même.
Il remarqua alors que Nee’lahn n’était pas là, à la place où, tous les deux, s’étaient allongés. « Peut-être est-elle retournée dormir avec les autres filles. » Il n’y fit pas plus attention car elle était sans doute en train de méditer au dessus de la mer, elle aimait se concentrer avec les vagues. Il continua son chemin en entrant dans la cabine des garçons sans toutefois manquer d’inquiétude à son égard. Sanji était déjà réveillé mais semblait vouloir se rendormir. « Une victime du vacarme. » Celui-ci releva la tête et se redressa sur son hamac en apercevant Ace. Ace lui demanda de réveiller les autres sans obtenir d’information. Le cuisinier fronça les sourcils mais s’exécuta tout de même.
-Pourquoi faut-il les réveiller Ace, finit par demander Sanji.
Ace essayait par tous les moyens de réveiller son petit frère, mais tous ses efforts étaient vains. Voyant que Sanji venait de lui poser une question, il se retourna.
-On est arrivés à Alabasta mon cher, répondit-il en souriant.
À la suite de ses mots, Luffy ouvrit vivement les yeux et cria haut et fort « ENFIN !! » faisant sursauter tout l’équipage.
***
«Comment vais-je me sortir de là maintenant? Se dit Zoro en pensant à sa position actuelle. Il était positionné en ‘’ étoile ‘’, bras et jambes espacés et attachés à l’aide de chaînes. Et son cou aussi était enchaîné, assez désagréable. Il pouvait à peine bouger et la plupart de ses membres étaient engourdis. Oubliant sa faiblesse, il inspecta la pièce pour une vingtième fois. Circulaire avec les murs en sable, cette pièce obscure et froide comptait seulement une porte, de multiples flambeaux et le support sur lequel il était enchaîné. Il entendit alors la voix grave de Crocodile résonner parmi les nombreux couloirs du sous-terrain.
-Trouvez-moi cet intrus et tuez-le avant que je m’en charge moi-même bande d’incapables !
«Un intrus?» se dit Zoro. La lourde et large porte s’entrouvrit laissant place à Nao, la très chère femme qui s’amusait à le torturer depuis Miôko. Elle s’approcha de lui d’un pas qu’elle voulait nonchalant mais Zoro savait qu’il se tramait quelque chose de grave présentement. Elle se contenta de vérifier ses chaînes.
-Que se passe-t-il ?… réussi à dire Zoro non sans mal.
Nao, le souffle court, afficha un faux sourire.
-Oh mais rien, lui répondit-elle en se dirigeant vers la sortie.
-Vous n’êtes même pas capable… de repousser un intrus. Ça fait pitié !
-Pas pour longtemps… Je vais m’occuper personnellement de son cas quand nous l’aurons capturé. Souviens-toi que tu est bien mal placé pour oser dire du n’importe quoi Roronoa Zoro. Donc la prochaine fois tu auras une conséquence. (rire)
Elle ferma la porte de métal qui avait un carré assez grand en son centre pour le surveiller. Parmi toutes ces douleurs causées par ses blessures, il avait une boule dans l’estomac. Il avait un très mauvais pressentiment tout-à-coup.
***
Elle avait la chance d’avoir un pouvoir comme le Mantra pour trouver son chemin à l’aide des voix. Et le chemin de la voix de Zoro l’avait emmené jusqu’à un sous-terrain. Nee’lahn marchait tranquillement à l’affût de tout mouvement. Des pas se fit entendre au loin. « Vite une cachette ! » Elle observa autour d’elle tandis que son cœur battait la chamade à la recherche d’un quelconque endroit où éviter les gardes. Une ombre au plafond la fit reconnaître qu’il y avait une fissure. Oui et juste assez grand pour elle, enfin, ce qu’elle espérait. On pouvait maintenant entendre les voix des hommes qui se rapprochaient dangereusement. Elle quitta alors le sol pour rejoindre la fissure. Après un court temps, elle parvint à se faufiler à l’intérieur. Elle ramena ses cheveux qui dépassaient en vitesse. Les gardes firent leur apparition Pas de gêne pour eux, ils parlaient sans se rendre compte de la présence de Nee’lahn. Cette dernière essayait d’écouter leur conversation, mais elle était trop loin. Ses cheveux lui chatouillait le visage. Elle tenta de s’en débarrasser en soufflant dessus mais tout ce qu’elle réussit à faire c’est de lâcher un « ATCHOU ! » Les hommes se retournèrent vivement, interrompant leur discussion. Ils se mirent à chercher la source. L’un d’eux repéra Nee’lahn au plafond. Il pointa en sa direction et parti en courant alerter toute la place d’une intrusion. La bretteuse descendit alors de son perchoir avec regret : elle ne voulait pas perdre son temps à se battre pour perdre de son énergie. L’homme était rendu trop loin pour le rattraper. Les autres gardes foncèrent donc sur elle à une vitesse folle, sabres aux mains. Elle évita un coup de taille en déviant la lame du revers de la main. Elle s’écarta du chemin pour laisser passer une deuxième lame, et une troisième. L’autre coup réussi à se faufiler et lui couper une mèche de ses cheveux. Elle s’arrêta net de bouger suivit des hommes, perplexes de sa réaction. Les yeux démoniaques de Nee’lahn se posèrent alors sur eux qui reculèrent de quelques pas.
-Vous m’avez mis en colère les gars, lâcha-t-elle froidement en penchant la tête vers la gauche.
Les quelques gardes se regardèrent en silence. Nee’lahn ferma les yeux en se concentrant sur une technique très complexe au sabre qui lui a fallu quelques années à perfectionner. « Faites que je réussisse cet exploit. » Elle empoigna son sabre, le dégaina rapidement et exécuta 7 mouvement de la longueur de la lame dont le dernier, un coup vif au niveau du cœur. Elle rengaina par la suite son cher sabre en granit marin en espérant que sa technique fonctionne. Quelques mots sortirent de sa bouche dans un murmure : « GHOST BLADES ». Tous les hommes s’effondrèrent sur le sol sans une seule blessure apparente. Nee’lahn les regarda un moment en se grattant la tête. En vérifiant s’il étaient morts, elle conclu que sa technique mystérieuse était un succès mais qu’il fallait encore qu’elle l’améliore. « J’adore cette technique ! » Un clappement de main la fit revenir à la réalité. Elle porta sa main à son sabre en se retournant pour faire face à ce nouvel arrivant, enfin… cette nouvelle arrivante.
-Wow impressionnant ! dit-t-elle. Comment ça fonctionne cette technique ?
-Ha Ça déchire les muscles et coupent les organes vitaux selon la force qu’on exerce, répondit Nee’lahn inconsciemment.
-Pourquoi es-tu donc ici, dans un endroit très dangereux pour une frêle jeune femme comme toi ?
Nee’lahn ne put s’empêcher de sourire.
-Je compte buter tout le monde sur mon passage pour sauver mon frère qui est retenu prisonnier ici durant trop longtemps. Peut-être pourras-tu me montrer le chemin ma chère ? J’aimerais tant ne pas perdre mon temps ici.
-Je me suis tellement amusée à le torturer pendant des heures et des heures. Ce serait dommage de ne plus avoir de cobaye pour mes expérience de torture non ? Car ce garçon est très tenace. Ne fais pas ces yeux là, il est bien vivant… Mais pour combien de temps encore ?
***
Dès que Chopper jeta l’ancre, Luffy sauta sur le sable chaud, bien décidé à sauver son ami au plus vite. Nami passa les vêtements qu’ils avaient portés lorsqu’ils avaient visité Alabasta avec Vivi. Malheureusement, il n’y en avait pas assez pour tout le monde. Ce qui voulait dire que Kagan resterait en petite tenue simple, au grand bonheur de Sanji. Ce dernier avait tout préparé en terme nourriture pour le voyage. De la viande, des légumes mais surtout de l’eau étaient empaquetés sur quelques planches de bois munies d’une corde pour tirer. Lors du voyage, il gardera un œil sur Luffy pour la nourriture et l’autre sur les quatre sublimes jeunes femmes devant lui. Non, pas quatre… seulement trois! Il chercha des yeux la belle Nee’lahn. Son cœur commença à battre de plus en plus fort. Il vit Ace plus loin. Assis sur une roche, le regard vide. Il semblait soit réfléchir ou bien il cachait quelque chose. Puisque Ace était le seul qui n’était pas occupé, il se dirigea vers lui.
-Ace ? l’interpella Sanji.
Ace ne broncha pas. La seconde fois que le cuisinier lui parla, il tourna la tête.
-Oh… Désoler, je ne participe pas aux préparatifs avec vous.
-Tu as raison sur ce point mais ce n’est pas de cela que je veux te parler. As-tu vu Nee’lahn-chan quelque part ? Je la cherche mais je ne la trouve nulle part. Pourquoi tu me regardes comme ça ?
Ace affichait un air surpris. Il regardait la personne devant lui avec de grands yeux ronds.
-Et bien… À vrai dire, je ne l’ai pas vu depuis ce matin. Je croyais qu’elle était partie méditer ou autre chose. Mais là, j’ai un mauvais pressentiment.
-Tu crois qu’elle… est partie an volant à Alabasta avant notre réveil ? demanda Sanji en se mordant la lèvre inférieure.
Le silence d’Ace fit augmenter son angoisse. C’est pour cette raison qu’il ne courait pas dans tous les sens en criant que sa Nee’lahn-swan était partie en suicide. Mais pourquoi a-t-elle décidé de partir en avance? C’est du suicide ! Il entendit Ace l’appeler. Nami leur avait demandé de revenir avec les autres pour pouvoir enfin partir vers Nanohana. Quand Sanji arriva, tout le monde sentit sa détresse. Ace, lui, réussissait à le dissimuler. Sentant les regards interrogateurs de plusieurs, Sanji décida de les informer de la situation mystérieuse et frustrante.
***
Cela faisait déjà quelques minutes que les deux jeunes femmes combattaient. Nee’lahn avait le dessus mais Nao ne renonçait pas. Elle était très épuisée et pourvue de plusieurs blessures suite au sabre sombre de Nee’lahn. Celle-ci se battait avec beaucoup d’agilité pour compenser sa force faible. Cela lui permettait d’économiser son énergie. Elle regarda Nao un instant.
-Tu veux que je te massacre encore plus ? dit-elle d’un ton froid.
Après avoir reprit son souffle, Nao se releva en s’appuyant sur le mur. Elle esquissa un sourire. « Encore un peu de temps et ils seront là avec le filet en Kairouseki » se dit-elle. Elle tapota sa poche sans trouver ce qu’elle cherchait. Un bruit se fit entendre, un den-den mushi. Nee’lahn regarda par terre à sa droite et le vit. Quelqu’un essayait de joindre les deux femmes… ou seulement Nao. D’un coup de sabre, Nee’lahn le coupa en deux sous les yeux de Nao.
-Maintenant on est seules, dit Nee’lahn en affichant un sourire sadique.
-LANCEZ ! cria une voix derrière elle.
Nee’lahn se retrouva clouée au sol par un filet. Mais soudainement, elle perdait sa force de plus en plus. Elle avait été trop concentrée sur son combat pour prêter attention à la douzaine de voix qui approchaient d’elle. « Merde je suis dans le pétrin » Elle leva les yeux sur Nao qui s’était approchée d’elle. Quelqu’un lui lança des menottes qu’elle mit autour des poignet de Nee’lahn.
-En Kairouseki ma petite. On est jamais assez prudent tu sais. Comme tu tiens tant à voir ton frère, on va passer devant sa cellule un moment.
Le visage de Nee’lahn changea pendant qu’un homme la remettait sur pied. Il la poussa ensuite pour qu’elle suive Nao.
Plus elle avançait, plus elle sentait la voix de Zoro se rapprocher. Elle baissa la tête. Comment allait-elle faire pour enlever ces foutues menottes et le sauver ? Elle fonça alors dans Nao qui s’était arrêtée.
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Il entendit une voix derrière la grande porte.
-Regarde au moins où tu vas idiote! lâcha une voix féminine.
Un bruit en suivit, la femme venait de frapper quelqu’un.
-Ha, c’est tellement lâche! Tu en profites pour me frapper maintenant que je suis enchaînée! Même mon sabre est moins lâche que toi espèce d’imbécile!
Cette fois, elle laissa échapper un cri étouffé. Zoro leva la tête vers la porte en essayant du mieux qu’il pouvait de la garder dans cette position pendant le maximum de temps. Il semblait connaître cette voix… Son cœur battait alors la chamade. Un silence s’en suivit lorsqu’il vit le visage de Nao dans le carré de la porte. Elle lui lança un de ces regards qui voulait dire «Il n’est pas encore mort celui-là?» Elle soupira et laissa la place à une autre personne. Il écarquilla les yeux en apercevant sa petite sœur qu’il n’avait pas vu depuis un moment.
-Zoro!! cria-t-elle en agrippant les barreaux du carré.
-Nee’lahn va-t-en d’ici… Je ne veux pas… que tu sois impliquée dans mon cas… même si je ne sais pas comment… tu es parvenue ici.
-Ton capitaine et l’équipage viennent te chercher. Tu ne croiras jamais mais Kiba aussi est du lot. On l’a trouvé sur l’île musicale. Je sais que tu la connais.
Zoro baissa la tête.
-Va-t-en !! cria-t-il de sa voix rauque due à toutes ses vilaines blessures et à sa faiblesse.
Il toussa en crachant un peu de sang.
-Assez maintenant, dit Nao en tirant Nee’lahn par les cheveux. J’ai une très bonne cellule pour toi ma jolie. Quelqu’un va venir te porter de quoi manger une fois de temps en temps.
La jeune bretteuse se débattait furieusement. Un homme passa devant le carré et asséna un coup de poing à Nee’lahn. Zoro n’entendit plus que des pas qui s’éloignaient. «Mais pourquoi est-elle ici?» se dit Zoro. Un liquide salé coula le long de sa joue.
***
-Enfin à Nanohana ! Je commençais à avoir faim moi !
-Tu as mangé il y a une heure Luffy, désespéra Sanji.
Il se rendit compte qu’il était déjà parti trouver une taverne comme à son habitude. Tout le monde était réuni sauf Chopper et Kiba. Ceux-ci traînaient loin derrière, dos courbés et bras ballants. On aurait dit qu’ils allaient tomber à tout moment. Chopper avait vécu dans une île où il neigeait à plein temps. Il était alors sensible à la chaleur intense du désert. Kiba, lui, avait un fruit du démon de l’eau alors il était normal qu’il ait si chaud dans ce climat. Tous deux avaient la langue pendante. Pour une fois Luffy avait raison : boire et manger un peu ne causerait pas de tord. Avec l’accord des autres et surtout de Nami-san, la bande reprirent leur marche en suivant Luffy. Tout en l’entamant, plusieurs remarquèrent que le royaume avait beaucoup changé depuis leur dernière visite, il y a de cela quelques semaines. Il vivait la sécheresse depuis plusieurs années, tout ça à cause de Crocodile. Cependant, Luffy lui avait réglé son compte. Mais malheureusement, Crocodile était de retour sur la vaste terre de sable et s’en prenait à Zoro. Les villageois travaillaient sans arrêt à reconstruire cette ville nommée «Nanohana». Il y avait là une grande amélioration depuis la dernière visite. Les bâtiments commençaient à retrouver leur forme d’origine, les gens pelletaient le sable pour les dégager. Même que le village semblait très animé.
Luffy entra alors dans une taverne suivit peu de temps après des autres. Ils s’installèrent à une table et Sanji commanda à manger au serveur. Kiba, qui était à la traîne, s’arrêta net sur le seuil de la porte. Reprenant ses esprits, il alla s’asseoir à côté d’Usopp. Il tourna la tête et fixa un homme qui portait une cape. Sa tête était cachée par son capuchon. Il tenait un verre de sake dans la main gauche. L’homme était installé tout au fond de la taverne, seul. Robin observa la scène avec intérêt. La nourriture arriva enfin, au grand bonheur de Luffy qui empoigna un morceau de viande. Kiba cessa de fixer l’inconnu pour s’attaquer lui aussi à la bonne bouffe avant que le capitaine si goinfre ne mange tout. L’homme se leva de sa chaise et sorti, le tout très silencieusement car même l’employé ne remarqua pas qu’il était parti sans payer. Quand Kiba finit de manger, il remarqua enfin la disparition de l’homme. Il ne s’en soucia plus et se tourna vers Robin, qui le regardait toujours. Elle se contenta de sourire et de retourner à la conversation qui était en cours à la table.
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Il marcha un long moment entre les bâtiment en pleine construction. À chaque 15 secondes, il regardait derrière lui pour être certain de ne pas être suivi. Il s’arrêta quelques temps après près d’un puits. Une ombre en forme d’oiseau traversa le ciel et descendit rejoindre l’homme. Celui-ci enleva son capuchon, laissant place à un visage jeune, à la fois dur et doux. Il avait les cheveux noirs avec des reflets bleus attachés en vitesse derrière la tête. Ses yeux étaient d’un bleu azur vif qui fixaient les l’ombre en silence. La masse se posa finalement. Bizarrement, ce n’était pas un oiseau mais bien un homme ! Un homme avec une paire d’ailes noires et grises fixées dans son dos. Celle-ci rentrèrent dans le corps de leur maître.
-Alors Ayakashi, tu as fais un bon vol ? dit l’homme de la taverne.
-Veux-tu bien me dire comment tu as fais pour oublier d’apporter l’argent Kon ? répliqua le nouveau venu en ignorant ce qu’il venait de dire. Tu aurais quand même pu m’accompagner pour trouver cette fichue bourse sur le bateau.
-Ce n’est pas moi qui peut voler mon cher !
Le nommé Ayakashi lui lança la petite bourse en question qu’il attrapa de sa main gauche.
-Cela faisait quelques minutes que je survolais le puits, où étais-tu passé cette fois ?
-Oh dans une simple taverne pas très loin d’ici. En passant, il y avait un gars qui me faisait drôlement penser au capitaine par sa façon de me regarder ainsi que son comportement.
-Ah bon ? Bref, allons acheter tes nouvelles armes comme prévu.
-Oh ouais !
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Elle observa ses chaînes d’un air dégoûté. Elle essayait de s’en débarrasser en tirant dessus mais quelle idée stupide ! Elle s’assis donc en indien et commença à bouger ses chaîne en ne sachant que faire. Le son des chaînes l’enchantaient. Pendant que Nee’lahn s’amusait à danser au rythme qu’elle avait donné aux chaînes, une ombre vint remplacer la faible lumière des torches qui parvenait à elle. La jeune femme interrompit sa petite prestation et leva la tête vers la personne qui se tenait devant elle. C’était un homme, un homme qu’elle reconnaîtrait n’importe où : Crocodile. Pourquoi diable cette crapule venait-elle en personne devant elle ? Crocodile poussa un plateau contenant un bol d’eau et un pain sec. Nee’lahn regarda le contenu un moment avant de reporter son regard sur lui.
-Mon cul que je vais manger cette horreur ! Donne-moi des poireaux.
-Contente-toi de manger ce que je te donne.
-Alors donne-moi des poireaux.
-Non.
-Tu ne veux pas me donner de poireaux ?
-Exact.
-Tu sais, ces barreaux ne me sépareront pas éternellement de toi Crocodile. Quand je vais sortir, je vais te massacrer, ensuite cette fille qui torture mon frère. Enfin, je vais récupérer Zoro et partir.
-On verra bien.
-Mais bon, donne-moi des poireaux.
-Non.
Nee’lahn, agacée, prit le bol d’eau et le lança sur Crocodile. Elle se rua ensuite sur lui. Elle lui agrippa le poignet, l’attira vers elle et le frappa au visage. Crocodile se dégagea en maugréant, son nez saignait abondamment. Il se retint de riposter : il devait l’interroger avant. En fixant intensément la jeune fille, il entreprit l’interrogatoire.
-Comment as-tu fais pour trouver ce lieu ?
-Tu as sûrement déjà entendu parler de l’instinct.
-Avec qui es-tu entrée ? demanda-t-il en ignorant la réponse provocatrice.
-Tu crois que j’ai besoin d’aide pour te massacrer ? Juste de l’eau suffit à te faire mal. Si je reste trop longtemps ici, les autres vont arriver et quand mon cher ami Kiba va arriver, tu ne pourras plus rien contre lui.
Elle avait fait l’erreur de parler des Mugiwaras. Crocodile se tourna donc et repartit dans la direction d’où il était venu. Nee’lahn était désormais encore seule, sans avoir vraiment d’espoir que quelqu’un la trouve malgré ce qu’elle venait de dire.
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Kiba marchait aux côtés de Kagan et de Robin. Le groupe s’était séparé pour récolter des informations à des villageois au sujet de Nee’lahn. Il fallait bien sûr trouver des indices pour l’emplacement de Crocodile. Kiba était préoccupé par quelque chose d’autre. Et Robin savait très bien que c’était l’inconnu dans la taverne qui le perturbait. Elle le regardait, lui qui avait le regard vide en observant le sol en silence.
-Ça n’avait pas l’air à être un grand inconnu pour toi, je me trompe ?
C’était le seule personne que Robin tutoyait. Kiba releva la tête et ferma les yeux.
-T’as raison sur un point, mais je me souviens seulement de l’avoir déjà rencontré mais je ne peut pas dire plus d’informations.
Mais ses pensées sur cet homme le connectait automatiquement à un homme nommé «Sharnid»… Un sourire se dessina sur ses lèvres. Cet homme lui donnait toute la volonté pour continuer à avancer droit devant. «Si regarder derrière toi te chagrine et regarder devant toi te fais perdre tes moyens, regarde à côté de toi, j serai toujours là» lui avait-il dit avant de partir avec un groupe d’amis sur les mers de Southbue. C’est aussi en le protégeant que Kiba s’est fait griffer par le loup-garou lors d’une nuit où il était âgé de 8 ans. Sharnid avait subit de nombreuses blessures car il essayait par tous les moyens de le contrôler. Les deux jeunes hommes avaient vécus toutes les situations possibles.
Kiba sourit à Robin, «Pourquoi je le connecte à lui ? …» Pendant que Kagan demandait des renseignements à un marchant, Kiba aperçu l’inconnu qui regardait des objets métalliques qu’il ne pouvait identifier. Il semblait être accompagné d’un homme blond à l’allure calme. Ses cheveux étaient attachés en boule sur le côté droit de sa tête et une longue mèche descendait sur son épaule gauche. Il avait une camisole noire et un pantalon blanc avec des motifs rouges. Le tout enveloppé d’un drap vert retenu par une ceinture doré. Il était pieds nus malgré le sable chaud. Kiba le reconnaîtrait n’importe où : Ayakashi ! C’était l’ami d’enfance de Sharnid même. Tout le monde l’appelait «Ayakashi» ce qui veut dire «démon» en japonais. Kiba ne savait pas la raison de ce nom mais il se disait une foule d’hypothèses. Il regarda un moment les deux filles qui l’accompagnait et décida d’aller voir les deux hommes au loin. Ayakashi se retourna vivement et fixa Kiba qui s’approchait, comme s’il l’avait senti venir vers lui. Il fronça légèrement les sourcils. «Je croyais qu’il était mort…» murmura-t-il entre les dents. Kon tourna légèrement la tête en attendant les mots de son ami.
-Que fais-tu ici Ayakashi ? dit Kiba avec un grand sourire.
-Vous vous connaissez ? demanda Kon.
-Je croyais que tu étais mort dans la base de Marine où tu as été retenu prisonnier à 10 ans, répondit Ayakashi avec un air sans vraiment d’expression.
-J’ai quand même réussi à sortir et j’ai pu aller dans un dojo pour devenir plus fort.
-Vous vous connaissez ? demanda encore Kon.
-Toi, montre-moi ton visage.
Kon allait répliquer en disant un commentaire désobligeant mas son compagnon lui fit signe de se calmer.
-Ne fais rien de stupide Kon, c’est le petit frère de notre capitaine.
-Il est à Alabasta ? demanda Kiba
-Non, le bateau est à trois îles d’ici.
-Je vais laisser ça de côté pour le moment, je veux vous demander une information. Avez-vous vu passer une fille avec les cheveux verts-argentés attachés en deux queues de cheval ?
Les deux hommes réfléchirent un moment.
-Je l’ai peut-être vue, avoua finalement Ayakashi. Je survolais le désert vers Nanohana et je l’ai aperçue qui allait vers Ketorea. Je me demande comment elle compte se rendre là bas seule et sans nourriture.
«Alors elle va dans une ville nommée ‘’ Katorea ‘’» se dit Kiba. » Mais pourquoi a-t-il dit qu’il survolait la région comme s’il était un oiseau?»
-Très bien merci pour l’information. On se reverra j’espère vous deux mais ne dites pas à Sharnid que je suis sorti, et encore moins de lui dire quand.
-Tu n’as pas l’intention de lui dire?
-Non… enfin, pas pour le moment. Je ne veux pas qu’il me cherche comme un débile. Et puis je ne suis plus un enfant donc je peux me débrouiller comme je l’ai fait durant toutes ses années.
Kiba leur envoya la main et disparut derrière les villageois dans la rue.
***
Il était maintenant 21h et de plus en plus de petits groupes de l’équipage arrivaient autour du feu qu’Ace avait allumé. Robin, Kagan et Kiba arrivèrent les derniers. Nami demanda à chacun s’il avait relevé des informations. Quand elle parvint à Kiba, il révéla son information non sans excitation.
-Apparemment, elle est en route vers Katorea. J’espérais que vous saviez où c’était…
-Non, on y est jamais allé lors de notre dernière visite mais j’ai une carte du Royaume d’Alabasta à quelque part ici.
Elle sorti une carte enroulée pendant que l’espoir commençait à remplir les multiples cœurs qui se trouvaient autour du feu. Ils savaient maintenant où était partie Nee’lahn ! Et avec la chance, elle se dirigerait vers son frère, Zoro. C’était alors une double victoire. Pendant que Nami expliquait aux autres la route à prendre pour atteindre Katorea, Kiba les quitta pour dormir un peu sous un abri avant que la Lune ne soit apparente.
Le lendemain, comme lorsqu’ils partaient pour Nanohana, tout le monde avait leur tâche mais par contre, les effectifs étaient, la majorité, déjà préparés. Nami donna alors le signal de départ et le groupe se mit à marcher en direction de la ville de Katorea.
***
-Est-ce qu’on est bientôt arrivé Nami ? demanda pour la 100 ieme fois Luffy.
-Non pas encore Luffy. Et arrête de me le demander !
-Kiba… T’es capable de faire de l’eau non ? reprit Luffy.
-Oui mais elle va être bouillante et je ne pensa pas que tu aimeras ça, répondit Kiba qui était sur le point de s’affaisser au sol. J’ai tellement horreur des déserts ! Il fait trop chaud …
-Quand même donne moi de l’eau.
Kiba se frappa le front de la paume de la main. «Qu’il ne vient pas se plaindre après qu’il se soit brûlé la langue.» Il fit donc plusieurs coups de haut en bas en direction du sable pour faire pomper de l’eau. Heureusement, de l’eau claire en sorti. Il fit un autre signe en direction de la bouche de Luffy cette fois. Au contact de l’eau, ce dernier cria de plus belle «CHAUD !!! JE ME SUIS BRÛLÉ LA LANGUE !» Les autres rirent à voir leur capitaine être si stupide. Soudain, le sol trembla et commença à s’enfoncer comme dans un trou noir. Les Mugiwaras se firent absorber avec le sable autour d’eux. Un dernier bras passa la frontière de l’entonnoir.
Ce qu'on sait, savoir qu'on le sait ; ce qu'on ne sait pas, savoir qu'on ne le sait pas : c'est savoir véritablement. - Ichiari Sharnid
Demeure aussi prudent au terme qu'au début ; ainsi tu éviteras l'échec. - Ichiari Kiba
Il faut se garder de trois fautes : parler sans y être invité, ce qui est impertinence ; ne pas parler quand on y est invité, ce qui est de la dissimulation ; parler sans observer les réactions de l'autre, ce qui est de l'aveuglement. - Roronoa Nee'lahn